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Le Courant

Automne 2017 | 19

Magasin J.R. Lefebvre

Historique Magasin J.R. Lefebvre


Raymond Lefebvre, le grand investigateur du magasin J.R. Lefebvre de Coaticook voit le jour en 1920. C’est en effet celui qui sera le fondateur du magasin Lefebvre de Coaticook et ce sera par son travail et sa persévérance qu’il atteindra son but. Vous vous demandez sans doute pourquoi le magasin porte le nom de J. R. Lefebvre sachant que le fondateur se nomme Raymond. La première question qui se pose consiste à savoir ce que signifie le J dans cette appellation. Le monsieur Raymond Lefebvre dans sa perspicacité avait remarqué que les grandes nominations de magasin ou autre portaient deux lettres et sans doute que cela leurs fournissaient une meilleure image. Raymond n’hésita pas et ajouta un J pour Joseph puisque ce prénom se voyait ajouté lors du baptême d’un enfant.


Le nom étant défini le travail pour l’élaboration d’un commerce commence et ne se fera pas sans difficultés. La mère de Raymond était décédée très jeune et son père était paralysé ce qui provoquait une situation bien difficile. Ceci formera cependant un caractère de fonceur et de persévérance dont Raymond bénéficiera. Son père se voyait donc incapable d’accomplir une tâche quelconque et ne pouvait même plus parler. Le seul mot qu’il réussissait à prononcer était le mot papier. Ceci le limite donc à un mince vocabulaire. Raymond commencera donc à travailler très jeune et laissera de côté son goût et de surcroît son rêve de devenir ingénieur. Il débutera plutôt son travail dans les magasins à rayons Regent’s.
Raymond était un homme discret et ne parlait pas beaucoup ce qui lui donnait parfois des airs sérieux et rigides. Mais il était un homme drôle et qui aimait rire. Sous ses allures sérieuses, il blaguait souvent et aimait taquiner certains de ses employés. Il était aussi un homme qui démontrait une grande implication dans la société en plus de la grande implication que lui exigeait le magasin. Il était membre du Conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Coaticook ainsi que des Chevaliers de Colomb du district de Coaticook. Il s’impliqua et fut aussi l’un des fondateurs de l’aréna de Coaticook avec M Dupuis et M Couillard. Il débattait avec conviction l’idée de d’implanter un aréna à Coaticook en proposant à son fils Jean-Pierre , alors âgé de six ans , d’aller dans les rues du centre-ville muni d’une pancarte, qu’il avait lui-même fabriquée, afin d’étaler devant tous le besoin d’un aréna à Coaticook. Son fils jouait au hockey avec d’autres jeunes à la patinoire extérieure quand cela était possible mais Raymond désirait comme le goût du jour doter Coaticook d’un aréna. Ce goût du développement sera une qualité qui le suivra toute sa vie. Il aimait beaucoup les enfants et il n’était pas rare de le voir après une joute venir rencontrer les jeunes et leur apporter des petits cadeaux. Il suivait avec attention les ligues Pee-Wee, Moustique et Bantam et le projet de l’aréna lui tenait beaucoup à cœur.
M Lefebvre était très travaillant et doté d’une honnêteté remarquable. Sa foi était aussi très présente et imprégnait sans doute toute sa vie. Dans les débuts, il travailla au magasin Régent de la chaine de magasin Regent’store . Ce magasin était situé sur la rue Child, tout près du ruisseau et devint par la suite la Pharmacie Abdalla. En guise d’anecdote mentionnons que M Lefebvre lors de sa première visite à Coaticook voyageait en autobus. Il se dirigeait à Coaticook après avoir reçu une nomination en tant que directeur du magasin Regent de Coaticook et il devenait aussi directeur de la région. Il débarqua lorsque l’autobus fit son premier arrêt pensant qu’il était arrivé à bon port cependant il se trouvait à Coaticook Nord seulement. Il devait donc se déplacer, à pied probablement, pour monter la grande côte et se retrouver un peu plus loin au centre-ville de Coaticook. On se retrouvait à ce moment vers la fin des années 1940.
En 1954 , M Raymond Lefebvre décide de partir sa propre entreprise en ouvrant son propre magasin à rayons à l’endroit où se situe présentement le magasin J. R. Lefebvre. Il démarre aussi une manufacture de métallisation. Dans cette entreprise il s’associe à quelques personnes et l’usine sera située à l’endroit où se retrouve maintenant l’usine Codet. Cette usine de métallisation ne fut pas fructueuse cependant et Raymond y perdit tout.
Revenons donc à ce premier magasin à rayons ouvert en 1954 et qui se situe dans l’édifice Bachand. M Lefebvre est entouré dans les débuts de son commerce de deux personnes qui seront très importantes et qui le seconderont dans ses tâches. Il s’agit de Mme Routhier et de Mme Dubé qui seront en quelques sortes ses bras droits. M Lefebvre débutera ses activités sans avoir nécessairement tous les moyens financiers pour faire les nombreux achats nécessaires à l’opération du commerce. Son sens des affaires et sa personnalité lui fourniront cependant les atouts nécessaires. M Lefebvre saura ainsi établir des relations de confiance avec différents fournisseurs et obtiendra ainsi les marchandises désirées par des conditions plus que favorables.
En 1956, il procède à sa première rénovation en donnant accès au sous-sol. Ceci constitue tout un étage supplémentaire qu’il aura tout aménagé pour offrir encore plus de variété à la clientèle. Le premier magasin a une superficie de 6125 pi2 ce qui représente une grande surface pour le magasinage.
En 1957, il ouvre le rayon de vêtements pour dame.
En 1967, il rachète tout l’actif du magasin Regent qui était toujours en opération à Coaticook et il liquidera les stocks obtenus. Ceci nous donne un bon indice de la réussite des affaires de M Lefebvre qui domine le marché pour ce qui a trait au magasinage à Coaticook.
En 1968, il achète le commerce situé juste à ses côtés. Il s’agit du magasin Beeworth. Il veut prendre la superficie afin d’agrandir son magasin mais il prendra toutes les marchandises et les relocalisera dans un nouvel emplacement situé en face de son commerce. Le magasin Beeworth offrait des rafraichissements et était connu surtout par sa Root Beer offerte dans de gros ‘’bock’’ glacés. Beeworth offrait aussi des Milk Shake, des revues, du tabac, etc. M Lefebvre louera le local de l’ancien Bureau de poste, situé en face afin d’y étaler toute cette marchandise et ouvrira ainsi sa tabagie.

dsébut magasin lefebvre


En 1969, 1970, M Lefebvre achète un autre commerce situé à côté de son magasin et y voit la prolongation de son commerce. Il s’agit de la Bijouterie Boileau. Dans sa perspective d’agrandissement il achètera par la suite la station-service Shell située au coin de la rue et qui fait suite à son établissement. Cette transaction fut l’une des plus difficiles négociations à effectuer.
Avec tous ces achats, il agrandit de plus en plus la surface de son magasin et se retrouve ainsi en 1972, le propriétaire de la plus grande surface de magasinage en Estrie. Il détient aussi le record du plus grand département de jouets jusqu’à ce que Toys ‘R’ Us vienne s’implanter à Sherbrooke.
La compétition amènera son lot de critiques. Il faut mentionner bien entendu que lorsqu’il y a de la compétition , comme il y en a toujours dans le commerce de détail, il faut savoir tirer son épingle du jeu tout en maintenant une saine compétition. Il faut garder en tête qu’il nous faut toujours travailler dans l’unité avec les autres commerces.
En 1978, un agrandissement à l’arrière du magasin permettra d’obtenir des espaces adéquats pour la livraison et la réception des marchandises.

Jean-Pierre Lefebvre

                                                           M. Jean-Pierre Lefebvre

En 1982, Jean-Pierre, son fils, manifeste le désir de travailler au magasin. M Lefebvre lui indiquera plutôt de trouver un emploi dans un autre magasin afin de lui permettre de mieux apprendre les rouages du métier. Jean-Pierre ira ainsi travailler chez Eaton à Montréal et pourra ainsi poursuivre ses études à cet endroit. Il travaillera au magasin de son père cependant durant la période estivale. M Lefebvre toujours désireux de lui donner la meilleure formation lui affectera les tâches de la conciergerie. Il désire par ses actions lui inculquer le respect des tâches et des employés qui les exécutent. Ce principe est fondamental et tellement nécessaire pense M Lefebvre en vue des fonctions que son fils occupera par la suite.
En 1982, Jean-Pierre et son père feront l’acquisition de la mercerie Lemieux. Cette mercerie offre une belle opportunité puisqu’elle se situe juste à côté. Les deux complices achètent donc la mercerie et la transformeront en un magasin de sport ‘’Podium Sport’’. La bannière Podium Sport faisait partie de la chaine des magasins Rona. M Raymond Lefebvre était le premier actionnaire de cette firme.
Le Podium Sport leur permettra d’inviter de grands joueurs sportifs tels que Yvan Cournoyer à venir sur place. En 1983, ils invitent la Caravan des Expos à venir au magasin. Coaticook se retrouvera ainsi la seule ville de petite taille à recevoir un événement aussi important que la Caravanne des Expos. Cette occasion fera en sorte que l’on devra complétement vider l’espace qu’occupait le rayon des jouets afin de faire l’espace nécessaire pour recevoir tout le monde. Ainsi Youpi, la mascotte des Expos, Fernand Lapierre, l’organiste du club sera là avec son orgue et des joueurs importants tels que Scott Sanderson et Tom Wollock viendront sur place. Le grand Roger Brulotte animera le tout. L’événement inclura aussi une parade à laquelle assisteront beaucoup de personnes.
Le premier voyage du Père Noël à Coaticook a été organisé par Raymond Lefebvre. Le Père Noël arrive donc à Coaticook par le train et descend à la gare où une foule immense l’attend. Un texte bien élaboré leur sera transmis par le Père Noël qui s’adressera aux gens en français et en anglais afin que tous les enfants présents puissent bien comprendre les promesses du Père Noël. Ce dernier les invite par la suite à le suivre jusqu’au département des jouets du magasin J.R. Lefebvre et les enfants pouvaient ainsi se retrouver au royaume des jouets.

Jean-Pierre et Carmen

                                          M. Jean-Pierre Lefebvre et Carmen Michaud

Le 17 mars 1987, M Raymond Lefebvre décède. Jean-Pierre est alors âgé de 24 ans et se retrouve avec un magasin de 85 employés. Le défi sera grand car Jean-Pierre est déjà impliqué dans le commerce et évidemment sera celui qui devra poursuivre. Un tel commerce comporte plusieurs volets dont les emprunts, la masse salariale, les fournisseurs et un roulant qui ne laisse pas de temps avant l’ouverture du magasin. Durant tout ce temps, il faudra aussi penser à la succession qui demande aussi une grande part de travail et le tout dans cet état de deuil.
Ces années marqueront aussi les débuts de l'érosion commerciale parce que le Carrefour de l'Estrie est bien installé à Sherbrooke et dans quelque temps il fera très mal aux petits commerçants dans les villes environnantes .

En 1986, Jean-Pierre fera une très grande rénovation et décide de changer tous les départements du magasin. Il avouera lui-même par la suite qu'il s'agissait d'une grosse erreur. Les gens arrivaient dans le magasin et ne se reconnaissait pas tellement tout le magasin était changé.

En 1988, la bâtisse qui est juste à côté donc celle du Provigo est à vendre car Provigo déménage et le bâtiment devient donc libre. Jean-Pierre se dit ‘’il me faut absolument avoir l'acquisition de cette bâtisse là parce que elle est à la suite de mes commerces mais aussi parce que mes bureaux se trouve au-dessus du Provigo dans ce même édifice alors l'évidence est là’’.

Jean-Pierre va donc acheter ces espaces qu'il louera par la suite à différents organismes tels que le gouvernement pour le Centre d'emploi et l'Aide Juridique, Lachance associé et le Carrefour Voyages. Ceci lui donnera aussi accès à une porte d'entrée sur la rue Du manège qu'il considère très importante pour la suite des choses et la suite du commerce.

Jean-Pierre fera de nombreux événements et la plupart de ces événements viennent d'idées que lui consacrent les employés. L'un de ces événements qui fut très marquant était la tenue de parade de mode. Les défilés ont lieu à la polyvalente et plusieurs prix sont aussi offerts. À ces événements des personnalités telles que Suzanne Lapointe, Serge Laprade, Angèle Coutu, Jean Besré, Jean-Marc Rancourt et Yves Corbeil étaient reçus. Ce fut un énorme succès. Il y eu bien d'autres événements comme celui de La vente de nuit, La vente sur invitation et le fabuleux grand Noël en juillet.

En 1994 , Jean-Pierre décide de se départir de Podium Sport. La raison étant qu'il a besoin de fonds car il veut se lancer dans une nouvelle entreprise. Il veut en effet prendre le marché du trophée. Ce marché est nouveau et n'est pas un marché très connu mais Jean-Pierre ose quand même se lancer dans cette aventure. Il a le goût de tenter sa chance car un des techniciens, venu réparer un instrument, lui donne un peu les caractéristiques et avantages d’un tel produit. Jean-Pierre avec son goût du risque s'embarque donc pour se rendre à Las Vegas afin de rencontrer des personnes qui pourront lui aider dans ce domaine. Il devient rapidement par ses allures de fonceur le distributeur à travers tout le Canada pour les trophées de deux grandes compagnies. Il revient vers son magasin et fait construire à Saint-Hubert un entrepôt où la livraison des trophées aura lieu. Les trophées arrivent en plus grand nombre que prévu. C’est sans doute une erreur mais les fournisseurs l’encourage et le persuade de continuer. C’est probablement trop grand mais les choses devraient quand même se classer et le tout deviendra une bonne affaire. Ce commerce évoluera et existe encore. Il est maintenant associé à un français et maintenant son fils se trouve en charge de toute la distribution aux États-Unis. Les liens familiaux sont encore présents dans cette nouvelle génération et le commerce du trophée est encore existant.
Jean-Pierre assiste, à cette même époque, à une conférence donnée par la Chambre de Commerce de Coaticook. La conférence est donnée par Monsieur Malenfant et celui-ci n'hésite pas à dire qu'en affaire il ne faut pas avoir peur et qu’il faut se lancer. Ceci ne tombera pas dans l'oreille d'un sourd et Jean-Pierre aura bien compris le message. C’est pourquoi il achètera, suite à cet engouement, une faillite et le tout se négocie à Montréal. Jean-Pierre achète la totalité de variétés et téléphone à Sherbrooke sur le champ afin de faire la location d’un grand local. Dans ce local, situé à Sherbrooke, il offrira les marchandises qu’il vient d’acquérir. Le commerce s'appellera ‘’Le liquidateur’’.
Les idées ne manquent pas à Jean-Pierre et ainsi un commerce pour la fabrication de trophées ‘’Polycrilique’’s’établira ici avec Jean-François Gérin. Il démarrera aussi à Magog cette fois une boutique pour les jouets qui s'appellera ‘’L’Amuserie’’. Il mettra aussi en place un magasin d'impression où se réalisent des impressions sur T-shirt et crayons et autres objets. Les impressions JPL sera le nom du magasin qui sera situé au-dessus du ‘’Podium Sport’’.
Ceci n'est pas tout car Jean-Pierre possède de grands projets et il s'associe à Alain St-Pierre avec qui sera faite une étude de marché visant leur projet qui s'appelle le ‘’Chantier’’. À partir de cette étude de marché, il ira présenter son projet à M André Dion des magasins Rona mais celui-ci lui avouera ne pas être prêt à une telle organisation. Cependant quelques temps plus tard ce même projet aura été mis en place et fonctionnera mais ce n’est plus Jean-Pierre qui est associé à tout ça. Ceci prouve bien que cette idée était bonne et que le projet pouvait fonctionner et devenir une réussite. Les idées de Jean-Pierre ne manquent pas et il aura beaucoup de grands rêves. De ces grandes idées, il en soumettra à de grands entrepreneurs qui malheureusement ne seront pas retenues car elles n’arrivent pas dans le bon temps. Jean-Pierre est sûrement un visionnaire possédant des idées qui seront reprises plus tard et par d’autres personnes. Ceci ne l’abattra pas et il saura continuer.

Jean-Pierre Lefebvre et Jean Charest

                                           M. Jean-Pierre Lefebvre et M. Jean Charest

En 1989, il a 30 ans et 4 enfants. Il fait partie de différents regroupements où des marchands se regroupent afin de faire des achats ensemble. Ceci est plus avantageux car ils achètent en grande quantité et profite ainsi de meilleurs prix. Les grossistes eux ont disparus avec les changements qui se sont opérés dans le marché du commerce. Dans tous les départements les marchands doivent faire face à la compétition et les achats en groupe semble une bonne solution. Le commerce cependant deviendra avec le temps de plus en plus difficile. La venue de l'informatique jouera un grand rôle dans cette industrie. Il faudra de plus en plus posséder des caisses-enregistreuses électroniques, des ordinateurs et former le personnel en fonction de tous les changements qui s’opèrent. De grands défis attendent le commerce de détail et sa survie devient de plus en plus difficile. Les grandes surfaces comme à Sherbrooke développe nt leur part de marché et viennent chercher la clientèle. À ce moment-là, Jean-Pierre prend bien conscience que l'avenir pour le petit commerçant n’a plus vraiment sa place. Il développera alors de nouvelles idées. Il se dit qu'il vaudrait mieux conserver le nom J.R. Lefebvre puisqu’il existe depuis longtemps et est gage de réussite. Il vaudra mieux donc d’incorporer plusieurs petits magasins à l’intérieur du grand magasin J. R. Lefebvre. Il débute donc sa mission en allant rencontrer différentes chaines et marchands et en leur proposant de venir s'implanter à Coaticook. Il se doit de leur démontrer que l'endroit est merveilleux, propice à la vente et possède une clientèle fidèle. Il se dit qu'il apportera ainsi, pour sa clientèle, les marchandises voulues et à des prix très compétitifs. Ceci est le mandat d’un bon marchant. Ce projet et tous ces changements nécessitent cependant beaucoup d’investissement en argent et en temps. Jean-Pierre fera face à ces problèmes et inconvénients pour mener à bien son idée. Il faudra un peu plus d'un an pour réaliser toute la transformation. Ces changements toucheront ses employés qu’il veut accommoder et protéger bien sûr et les stocks et fournisseurs avec lesquels il devra renégocier. Plein d’encombres se présenteront et ses années seront vraiment difficiles à traverser. Des propos circuleront sur ces changements et seulement les personnes proches de Jean-Pierre comme ses amis et sa famille sauront véritablement ce qui l’habite. Il a traversé toutes ces expériences qui lui auront finalement permis de grandir. De comprendre encore un peu mieux ce que les jugements peuvent avoir comme effet sur quelqu'un. Jean -Pierre nous dit finalement que oui son père a été à la barre du commerce vingt-cinq ans et que lui tient ses fonctions depuis 32 ans. Il mentionne aussi qu’il est très reconnaissant pour toutes les personnes qui l'ont entouré et mentionne que seul il n’aurait pas réussi à traverser toutes ces années.
En 2000 et par la suite encore les changements s'imposent. Il offrira alors des espaces locatifs à l'intérieur du grand magasin. Mentionnons des commerces qui se sont installés quoique certains soient repartis ou qui n'existent plus. La librairie GGC, Dollars ou deux, Mayfair’s chaussures, JB Lefebvre, des vêtements pour enfants, la boutique de Martin Thibault, la coiffure de Nathalie Lapointe, L. Lachance et associés sont de ces commerces parmi bien d’autres ayant eu leur commerce. Par la suite d’autres commerces importants viendront s’implanter comme la pharmacie Uniprix dirigée par Johanne Drolet. De nombreux locaux seront installés afin d’accueillir la clinique médicale. Jean-Pierre fera une grande ouverture de tous ces nouveaux locaux et nul autre que Monsieur Jean Charest, premier-ministre à l'époque et ami de Jean-Pierre, viendra faire cette grande ouverture en 2008. Un tel événement est très important et démontre bien la croissance toujours présente dans ce lieu maintenant appelé Place J.R. Lefebvre.

Un bout d’histoire de ce grand commerce qu’est J.R. Lefebvre et ces dirigeants. Une histoire de réussite et qui se poursuit de jour en jour.

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